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Un spectacle tiré des textes (très cochons) de Pierre Louÿs « Eh ! Grenouille ! Punaise ! Asticot ! Limace ! Extrait de bite ! Cresson de pissotière ! Moniche en trou de pine ! Echappée de bidet ! Motte sans tifs ! Chie-partout ! Mollard de con ! Nichons à venir ! Déflaque mal foirée ! Bouffe-rouchie ! Cul-blanc ! Grimpe sur un tabouret, tu lécheras mon troufignon, voir si y a du chocolat. » En 1903, Pierre Louÿs, poète français né en Belgique, édite un recueil de scènes pornographiques, petites brèves de la vie des bordels parisiens qu'il a si souvent hanté. Cet ouvrage cochon, vendu en dessous du manteau, et ré-édité un siècle plus tard sous le nom de "Scènes de péripapéticiennes", évoque sans détours les moeurs plus que volages, la séxualité débridée et les penchants de ces dames pour l'amour au féminin. Le texte est drôle, extraordinairement cru avec parfois des étincelles géniales de finesse, annonçant le début d'un nouveau "parlé français" qu'on retrouvera sublimé, des années plus tard, dans les films d'Audiard. Ces
demoiselles n'ont pour seule occupation que l'amour, entre-elles,
souvent, car il faut bien faire quelque chose en attendant le client. C'est avec une douce nostalgie qu'on pense à ce temps révolu où le libertinage allait bon train, où le bordel avait de la classe et une vraie fonction sociale. Oui,
on peut rire du sexe. Cette pièce en est la preuve. Les séquences parlées sont entremêlées de passages chantés. Une mélodie de Bizet, un air de Juliette, une ritournelle réaliste...
Adaptation et mise en scène - pEg Avec |